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drame radeau

Drame avec un radeau de survie

19 février 2021 - Ecole de croisière guadeloupe - , , ,

Le bureau enquête accident mer réalise depuis peu, des vidéos de synthèse pour l’analyse d’accidents survenus en mer. Les images reconstituées permettent d’être au plus prés des situations d’accident et permettent au BEA de comprendre, d’analyser et de faire des propositions d’améliorations en terme d’équipements ou de formations. Ces vidéos sont visibles sur la nouvelle chaine youtube du BEA Mer, et celle qui va suivre concerne l’accident d’AR LOUARN, un chalutier de 16 mètres, immatriculé sur l’ile d’Oléron ,entretenu (le moteur est récent) avec du matériel de sécurité conforme et révisé et avec trois marins expérimentés à bord. Deux marins pécheurs ont été porté disparus lors de ce tragique accident.

L’objet de ce post n’est pas de commenter ce terrible accident, mais plutôt de se servir du travail d’analyse du BEAMer, et de voir si ces préconisations ou si ces faits, sont transférables dans nos activités de navigation en voilier de croisière. Elles le sont, vous vous en doutez et je vous propose d’en faire ici un court inventaire;

L’expérience de l’équipage ne suffit pas et une bonne connaissance du fonctionnement du voilier est indispensable pour une maitrise de la sécurité. Hors, on constate trop souvent une bonne connaissance des spécificités des voiliers uniquement par le skipper; « je suis le seul à démarrer le moteur, car il y a un certaine manière de faire pour le démarrer » « j’appelle les secours en VHF car je suis le seul à connaitre les procédures.« . Vous rajoutez une connaissance non partagée du plan de voilure en fonction de l’intensité du vent, du rangement du matériel à bord, et vous transformez un skipper en homme orchestre indispensable à toutes opérations. Le rôle de skipper ne se résume pas à son intervention dans tous les domaines, mais plutôt en tant que chef d’orchestre, et la nuance est importante. Un skipper organise les différents moments de la sortie en mer ou de la croisière (manœuvre de port, réduction du plan de voilure, organisation des quarts, etc…), il est en charge également de l’organisation des secours au cas où. Mais du coup, comment faire pour partager ces connaissances de nos voiliers? Il existe une solution peu coûteuse qui réside dans la réalisation d’un plan de sécurité. Ce plan affiché en permanence dans un endroit visible, permet une bonne information auprès de tous les membres de l’équipage et peut venir clôturer de manière efficace un briefing d’ accueil. Ce plan peut être compléter par des notices explicatives sur le fonctionnement de différents éléments en lien avec la sécurité du bord (appel de détresse, utilisation des toilettes, des ballasts,…)

L’expérience ne se substitue pas à la formation et à l’entrainement. Considérer qu’on sait déjà tout, considérer qu’on n’a plus rien à apprendre ou à réapprendre ne représente pas l’esprit marin voir le sens marin. C’est même tout le contraire, l’humilité de ceux qui vont sur la mer impose une curiosité naturelle sur les questions de sécurité pour connaitre des réponses aux problèmes posés quelque soient les embarcations, quelles que soient les situations délicates vécues. Comment alors assurer un maintien des connaissances et valider des compétences acquises? Il existe plusieurs possibilités, la lecture de retour d’expérience est un moyen possible, l’échange avec ses paires en est un autre, le visionnage de la chaine youtube du BEAMer encore une, la lecture de ce blog contribue (je l’espère…) à ce maintien des connaissances. Il existe également des stages de formation proposés par des organismes de formation ou des clubs de voile sur la sécurité en mer destinés à des plaisanciers. Ces formations sont une réponse possible, mais il ne faut négliger non plus, les exercices d’entrainement ou les simulations d’accident. S’entrainer à récupérer un homme à la mer, s’entrainer à lancer l’alerte suite à un début de voie d’eau, s’entrainer à récupérer sans visibilité par exemple la balise de détresse, ces simulations sont, et de loin, les meilleurs moyens d’entrainer les équipages et d’éviter des routines qui peuvent s’avérer néfaste en cas d’accident.

Car le plus grand danger est de penser qu’il n’y en a pas, le plus gros danger est de penser que ça n’arrive qu’aux autres. Il s’agit du plus gros danger, car l’on connait désormais les effets paralysant des phénomènes de sidération dont sont victimes, les individus face à des situations violentes et inattendues. Le côté inattendu de certain accident débouche sur un état de choc appelé sidération qui a la particularité de bloquer les victimes en le rendant incapables de faire quoi que ce soit, voir de faire le contraire de ce qu’il faudrait faire.

Connaitre le mieux possible son voilier, ses équipements, s’entrainer par simulation régulière, continuer à se former et à s’informer, se convaincre que personne n’est à l’abri d’un accident, voilà ce qui pourrait être les conclusions de ce post. Et si vous êtes convaincus de la logique et de la pertinence de ces propositions, il ne vous reste plus qu’à le faire !!

source : https://surviemer.wordpress.com/2021/02/19/drame-avec-un-radeau-de-survie/


Solutions-voile en partenariat avec des clubs de voile locaux organise des démonstrations de sécurité et des stages sécurimar.

De plus plus cet autonome 2022 ( sept-Oct), je vous prépare une formation spécifique sécurité pour les plaisanciers semi-hauturier.

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