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urgence en mer

Les bons gestes en cas d’urgence en mer

3 juillet 2019 - Ecole de croisière guadeloupe - , , ,

« Chaque année en Méditerranée, près de 30 personnes trouvent la mort et 1 300 sont sauvées, au cours d’opérations en mer »

Les bons réflexes, le Cross Med ne cesse de les marteler, dans l’espoir de réduire les situations à risques. Ils se résument au minimum, pour les activités nautiques classiques, à ces trois mots : PAE
Préparation,
Équipement,
Alerte

Urgence en mer

En cas d’urgence ou de difficultés sur un bateau, il est important de ne pas paniquer et d’avoir les bons gestes.

1-PROTEGER l’équipage

  • Mettre un gilet et s’arnacher
  • Garder son sang froid ( pour cela bien connaitre les procédures d’urgence )

2- ALERTER – le CROSS ( si urgence )

  • VHF canal 16 ( préparer le message avant : Position GPS , Nom et description du bateau, Nombre de personnes à bord et leur état de santé, Nature de l’avarie, demande d’assistance ou pas. )
  • TEL Portable au 196 ( si la VHF ne fonctionne pas )

3- SECOURIR

  • Le chef de bord doit montrer qu’il maitrise => garder son sang froid
  • Faire un F.O.R.D.E.C
  • Prioriser les actions
  • Organiser les actions, ranger le bateau
  • Tenir le CROSS informé des évolutions

Pour réduire les problèmes ou les éviter il est indispensable d’ETRE BIEN PRÉPARÉ

La sécurité se prépare avant de quitter le port. Voici quelques recommandations :

  • Faire l’inventaire
  • Faire les contrôles technique de base
  • Essai VHF
  • Post-it utiles à poste à la TàC
  • Bien avoir préparer sa navigation
    • Étudier soigneusement la carte
    • Connaissance de la météo et évolution
    • Danger locaux , relief, courant…etc…
  • Ranger le bateau avant appareillage
  • Briefing sécurité avant appareillage
  • Mettre les gilets si possible
  • En navigation : Observer / Anticiper / Surveiller

Quand on est en mer et que l’on rencontre un problème de santé important, comment faire ?

Quand on est en mer et que l’on rencontre un problème de santé important, comment faire ?

CCMM

Le Centre de Consultations Médicales Maritime assure, officiellement pour la France depuis 1983, le service de consultation et d’assistance télé-médicales pour les navires en mer : près de 5000 téléconsultations en 2015, le plus souvent par satellite, avec transmission d’images, d’électrocardiogrammes et bientôt de vidéos.

La réponse médicale est assurée 24h/24h par les médecins dont l’activité est dédiée au CCMM aux heures ouvrables, par le médecin régulateur du SAMU aux autres moments et, si besoin, par le médecin d’astreinte. Divers praticiens du CHU sont régulièrement sollicités pour un avis spécialisé : dermatologues, ophtalmologues, chirurgiens orthopédiques, infectiologues, etc…
Si dans le milieu professionnel de la mer, 80 % des patients sont pris en charge à bord, le résultat est bien différent pour les plaisanciers qui ne disposent souvent pas à bord de moyens adaptés ni de médicaments adéquats pour réaliser l’intervention médicale. Pour éviter cela, le CCMM a établi trois types de « des dotations », en fonction des zones de navigation. En lien voici la dotation pour des navigations à moins de 6 milles des cotes « trousse à pharmacie« 

Le CCMM peut être joint 24 h/24, 7j/7 365 jours par an en cas d’urgence :
En direct par satellite ou mobile
– au 32 ou 38 sur le réseau INMARSAT
– au +33 5 34 39 33 33
– VHF canal 16
– mobile GSM, composer le 196
Pour les consultations non urgentes, le CCMM est joignable de la même manière du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et le samedi matin de 8 h à 13 h.
– Par mail sur ccmm@chu-toulouse.fr
Ce mail ne permet pas d’alerter un médecin ou de démarrer une consultation, mais sert de complément d’information aux consultations téléphonique

Retour d’expérience:
http://www.cross-grisnez.developpement-durable.gouv.fr/retex-de-l-operation-sar-0459-2014-tao-a167.html


TROP TARD ON COULE !!!

Enfin pas de panique ! si vous devez sauter dans le radeau de survie, malgré toutes les précautions énoncées ci dessus, souvenez vous qu’un homme est resté 13 mois à la dérive et a survécu ! Prêt à relever le défi ?

Quelques conseils pour une survie dynamique sur le site de BANIK

Peut on boire l’eau de mer ?

Si vous êtes perdu en pleine mer, sans nourriture ni eau et que vous mourrez de soif, vous seriez probablement tenté de boire de l’eau de mer : après tout c’est de l’eau. Et bien sachez qu’en faisant cela, vous aggraveriez votre cas , vous risquez au contraire de vous déshydrater

L’eau de mer est salée : elle contient des ions minéraux en solution la concentration est d’environ 30 à 40 grammes par litre. L’eau de mer contient environ 1000 fois plus de sel que l’eau douce.

La concentration en ions minéraux dans notre organisme et nos cellules est constamment régulée par le processus d’élimination : si on consomme trop de minéraux, les cellules vont dissoudre le sel en leur envoyant de l’eau : l’eau va quitter les cellules pour aller diluer le sel à l’extérieur :


La quantité de sel reste la même partout, mais l’intérieur de la cellule contient alors moins d’eau et l’extérieur en contient d’avantage. la conséquence chimique de ce phénomène appelé « osmose » est l’égalisation des concentrations en sel dans et à l’extérieur les cellules. L’eau contenant tout le sel est ensuite éliminé.

Une conséquence que l’on peut immédiatement observer est que les cellules contiennent moins d’eau et se déshydratent, et tout l’organisme aussi !

Si l’eau que l’on boit est plus concentrée en sel que l’eau de notre corps, alors éliminer l’excès de sel va demander plus d’eau que ce que la boisson va apporter : d’un point de vue de l’hydratation du corps, ce n’est pas rentable.

En ne buvant que de l’eau de mer, on finit par se déshydrater complètement et par mourir plus rapidement que si on ne buvait rien. L’eau douce est obligatoire pour notre survie.

En mer, on peut en trouver de l’eau douce en attendant la pluie. On peut aussi manger un poisson : ce dernier est généralement moins salé que l’eau de mer, ce qui est toujours mieux que rien.

Des remarques similaires, sur la concentration en ions peut être faite pour la consommation de sa propre urine : si on ne boit que ça, on finit par se déshydrater de plus en plus vite à mesure que l’on en boit.

MAIS…….

Il est possible, parait-il, de prolonger de façon considérable le temps de survie si on boit de l’eau de mer.

Banik

Cela ne veut pas dire que l’eau de mer n’est pas dangereuse, il y a des règles à observer rigoureusement et qui sont basées sur des expérimentations: La plus fameuse est celle d’Alain Bombard qui partit seul, sans nourriture et sans eau pour traverser l’Atlantique comme un « naufragé volontaire » sur son canot pneumatique.

Le principe est de trouver la limite entre la déshydratation qu’il faut éviter en buvant et l’empoisonnement par les sels contenus dans l’eau de mer.

« A appliquer sous sa propre responsabilité si on donne foi aux  principes des scientifiques qui y croient ».

Quelques règles élémentaires:
> Ne pas attendre de souffrir de la soif pour commencer à boire de l’eau de mer, on est alors déjà déshydraté et l’eau de mer ne fera qu’empirer les choses.
> Quand on boit de l’eau de mer, il faut en absorber 500 gr par jour par petites gorgées toutes les 2 à 3 heures. (avoir un doseur)
> Alterner 5 à 6 jours d’eau de mer (on pourrait aller jusque 7), et trois jours d’eau douce quelle qu’en soit l’origine (pluie, eau de poisson, …)
> Ne pas manger d’aliment salé pendant la période « eau de mer ».
> Quand on ne dispose plus de boisson (c’est le cas ou on a dépassé le nombre de jour d’absorption d’eau de mer sans avoir pu récupérer de l’eau douce), il faut s’abstenir de toute alimentation (hors poisson frais qui contient beaucoup d’eau) car la digestion des aliments consomme de l’eau en réserve dans le corps. On supporte mieux le manque de nourriture que le manque d’eau.
> Se donner tous les moyens de pécher le maximum de poisson dont la chair apporte nourriture et eau quand on la presse.

banik

Exemple de gestion des ressources d’eau:
1 personne dans le canot, 10 litres d’eau douce en jerrycans. 1000 milles à parcourir  pour atteindre la côte en survie dynamique. soit, 25 jours si on parcourt quotidiennement 40 milles à 1,6 nœuds de moyenne.

Cas ou on ne boit pas d’eau de mer:
10 jours à boire 1 litre d’eau douce et en mangeant => les 10 litres sont consommés, puis 6 jours sans boire et sans manger. Ensuite on est mort par déshydratation. On a donc réalisé 14 jours de survie plus 2 jours ou l’on se trouve dans un état comateux et délirant qui nous rend incapable d’avoir les gestes qui sauvent (au passage d’un cargo ou d’une averse…). Et on se trouve encore loin de la cote.

Cas ou on boit de l’eau de mer:
=> Le naufragé passe les premiers 5 jours à boire 500 gr d’eau de mer Il doit manger très peu ou pas du tout, sans sel, ni sucre. Puis 3 jours à boire 1 litre d’eau douce en mangeant.=> 3 litres consommés sur la réserve.
=> Puis 5 jours à boire 500 gr d’eau de mer manger très peu, sans sel ni sucre.
=>Puis 3 jours à boire 1 litre d’eau douce, manger. => -3 litres.
=> Puis 5 jours à boire 500 gr d’eau de mer, manger très peu, sans sel ni sucre.
=>Puis 3 jours à boire 1 litre d’eau douce, manger. => -3 litres.
=>Puis 7 jours à boire 500 gr d’eau de mer manger peu, sans sel ni sucre:
Soit 31 jours pendant lesquels on garde toutes ses capacités physiques et mentales (et un peu d’eau douce recomptez…). Ce n’est que les jours suivants que les problèmes deviennent graves si on ne peut toujours pas « se rincer l’organisme » à l’eau douce.
Mais si la navigation a été bonne, cela fait quelques jours déjà, qu’on est arrivé.

Je rappelle qu’il faut arrêter de manger si on ne consomme plus d’eau douce.

Le temps gagné entre ces deux solutions = 17 journées:
Ce sont des chances supplémentaires pour la vie… Entre temps: S’il pleut on reconstitue le stock et on boit jusque plus soif. A partir de ce moment c’est reparti pour un cycle comme ci dessus.

Si on pêche beaucoup de poisson, on gagne des jours de boisson d’eau douce:
Avec 2 kg de chair pour 1 personne, on se constitue une journée d’eau douce: Manger 1 kg de chair fraîche elle contient beaucoup d’eau: 500 gr par kg. Presser la chair du 2ème kilo, on obtient 400 à 450 gr d’eau de poisson. La boire de suite, cette addition avec la chair fraîche non pressée compte pour un jour d’eau douce.
Sécher (soleil et vent) la chair pressée pour constituer une réserve de nourriture qui sera absorbée tant qu’on dispose d’eau et si on ne pèche plus.

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